TRAVAIL INDEPENDANT

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L'outplacement : Interview de Adeline Faure-Quentin, Directrice de la Practice Entrepreneuriat de OasYs Consultants

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Retransription écrite de l'interview :

Là on vient de faire un atelier qui avait pas mal de succès, comment tu l’expliques ?

Le travail indépendant c'est quelque chose qui titille de nombreux candidats chez nous. Déjà parce qu'ils voient autour d'eux que cette forme d'exercice se développe. Donc ils viennent déjà je dirais par curiosité, presque culture personnelle. Pour certains d'entre eux. Pour d'autres c'est une alternative possible, qu'ils gardent en mémoire. Une sorte de plan B, ça les sécurise de savoir qu’ils peuvent aussi sortir du CDI classique si nécessaire.

Est-ce que tu peux te présenter ?

Moi je suis Adeline Faur-Quentin, je suis Directrice de la Practice entreprenariat chez Oasys. Ça consiste à accompagner les salariés, les collaborateurs de ces entreprises qui envisagent de se repositionner sur un projet professionnel, pas forcément salarié. 10 à 15 % des personnes qui se repositionnent.

Qui font appel à vous ?

Absolument

Peux-tu expliquer l’Outplacement ? S'il te plait.

L'Outplacement, c'est une prestation de services que l'on offre aux entreprises qui souhaitent accompagner leurs salariés dans leur repositionnement professionnel à un moment où ils sont en transition professionnelle parce qu'ils ont été licenciés que ce soit dans un cadre individuel ou collectif. Par exemple, dans des PSE, des plans sociaux ou des plans de départ volontaires.

Oasys qu'est-ce qu'il a de spécifique ?

Oasys c'est un cabinet qui existe depuis maintenant 11 ans, on a la particularité de ne faire que de l'Outplacement, on ne fait pas de recrutement, on ne fait pas de chasse de tête. Nous sommes vraiment concentrés sur notre mission. On a deux particularités.

La première c'est d'être organisé par Practice métier. Car on s'est rendu compte que finalement c'était bien pour aider, par exemple, un Directeur informatique de comprendre son vocabulaire, son écosystème

Et la deuxième caractéristique c'est que l'on propose chez Oasys la transition apprenante.

On s'est dit que finalement pendant de transition professionnelle chercher un job ou travailler sur un projet d'entreprenariat c'était une préoccupation permanente mais ça n'était pas forcément un job à temps plein et que pendant cette période de transition il était bien d'en profiter pour se former et Oasys a donc noué un partenariat avec Demos, organisme de formation, et est compris dans l'accompagnement de nos candidats. Il y a un certain nombre de jours de formation via Demos. Des formations techniques, bureautiques, de savoir-être... qui complètent finalement les formations de Oasys.

Il y a une durée moyenne d’accompagnement ?

Alors ça dépend des contrats que nous signons avec nos clients, qui sont les anciens employeurs de personnes accompagnées, mais en général on les accompagne sur 12 ou 18 mois. On a un rôle à la fois pédagogique c'est à dire que nous on accueille des personnes qui souvent ont 10, 15, 20 ans dans le salariat, souvent dans des grands groupes et qui ne connaissent pas du tout l'univers de l'entreprenariat. Donc on a des ateliers de sensibilisation qui permettent je dirais de casser tout le mythe.

La création d'entreprise est subdivisée ?

En revanche il y a des Practices comme la mienne qui sont transversales. L'entreprenariat peut toucher tout le monde que ce soit d'ailleurs des personnes licenciées dans un cadre individuel ou collectif. Donc nous nous accompagnons des projets extrêmement divers parce que, comme tu le sais, l'entreprenariat est polymorphe. Il peut s'agir aussi bien d'accompagner des personnes qui vont essayer de vendre leur expertise en devenant consultant, que des personnes qui vont se reconvertir et par exemple prendre une franchise, racheter un fonds de commerce, pourquoi pas racheter une PME en Province, des start-ups aussi, plus à visée technologique. Nous avons vraiment un panel extrêmement large d'entrepreneurs ici.

D'accord, il n'y a pas une majorité de l'un ou de l’autre ?

Il faut déjà distinguer les gens qui se posent la question et qui vont travailler sur un projet d'entreprenariat et les gens qui vont vraiment passer à l'acte effectivement. Il y a pas mal de déperdition entre les personnes qui s'intéressent à ce sujet et les personnes qui vont emprunter cette voie.

Aujourd'hui compte tenu de notre population, de la population que nous accompagnons, nous avons quand même un nombre important de personnes qui vont s'installer comme consultants indépendants.

Il doit y avoir plusieurs phases ?

Il y a déjà une première phase qui est la phase du bilan. Les personnes doivent faire un point sur ce qu'elles ont fait. Leurs compétences, ce qu'elles aiment faire, ce qu'elles voudraient faire, c'est vraiment absolument indispensable. On ne peut pas tout de suite arriver bille en tête avec un projet développé, sauf dans des très rares cas où les gens ont déjà bien réfléchi à cela avant mais il y a cette période de bilan qui souvent va de pair avec une période aussi de deuil souvent. C'est peut-être un terme un peu galvaudé aujourd'hui. Il y a une page qui se tourne et on aide ces personnes a tourner la page.

Dans notre Practice entreprenariat on cette partie de bilan qui est plus tourné vers l'entreprenariat, bilan entrepreneurial.

On essaye d'identifier chez les personnes qu'est-ce qui dans leur expérience, dans leur personnalité peut appuyer le fait qu'elles ont de bonnes chances de réussir dans un projet entrepreneurial. En tout cas dans celui dans lequel elles se projettent.

Pour nous le bon projet entrepreneurial c'est celui qui est porté par la bonne personne au bon moment.

Donc on les accompagne tout au long de ces étapes. Donc ça veut dire les aider dans l'étude de marché, les aider à construire un business modèle, les aider à réfléchir à leur stratégie évidement commerciale, marketing...

Quel que soit la création ?

Quel que soit la création, parce que ça c'est vraiment des thèmes communs à tout type de création.

Dans la Practice entreprenariat ce que l'on on s'efforce de mettre en place petit à petit c'est vraiment une sorte d'esprit incubateur. Alors ça peut paraître prétentieux mais le fait de rassembler très régulièrement des personnes qui portent un projet, quel qu’il soit, mettre à leur service un écosystème, de les faire réfléchir seuls, enfin en individuel et en collectif sur leur projet, ça me semble de nature à créer une dynamique favorable et positive pour eux.

D'où l'espace de coworking que vous avez ?

Alors nous avons en effet des salles candidat qui leur permettent de travailler tranquillement, ils peuvent ainsi s'extraire de leur domicile, ça peut être une coupure salutaire pour eux. Les remettre dans un schéma professionnel. Ça peut être difficile de travailler de chez soi quand on est dérangé par les enfants, le facteur, etc.

La caractéristique d'un accompagnement chez Oasys c'est qu'à la fois les personnes bénéficient d'un accompagnement individuel, avec un consultant référent. Ce qui n'exclut pas le fait de rencontrer d'autres consultants.

Et puis tout un parcours émaillé d'ateliers collectifs. Des ateliers d'information, informations générales sur la création d'entreprise, on a un atelier sur les structures juridiques et leurs impacts sociaux et fiscaux sur le chef d'entreprise. Il faut rassurer souvent ces personnes qui viennent du salariat assez protecteur. Et puis on a pas mal de workshops : sur le business modèle, des workshops sur les états financiers prévisionnels où là très concrètement on aide les gens à bâtir leur business modèle et leurs états financiers prévisionnels.

Et puis on a des événements. Régulièrement on fait venir des personnes de l'extérieur qui apportent de l'oxygène, peut être des idées à des personnes qui peut être au départ ne souhaitaient pas forcément aller vers la voie de l'entreprenariat.

Il y a des conseils que tu donnerais à des personnes qui souhaitent se lancer ?

Déjà ne pas oublier cette première phase qui est le bilan qui consiste non seulement à faire un point vraiment sur soi-même mais au-delà de ses compétences, ses aspirations, faire un point sur son environnement. Si on voit que ça achoppe on peut être amenés à faire réfléchir la personne sur d'autres types de projet entrepreneuriaux ou même sortir de l'entreprenariat si ça parait trop risqué. Mais c'est très rythmé, c'est à dire qu'il y a cette partie du bilan entrepreneurial et cette partie où on va les aider à accoucher en quelque sorte de leur projet. Notre idée c'est vraiment de les accompagner pour transformer une idée, en projet qui soit réaliste, réalisable et rentable.